LES TUBES suite et fin

Lampe à écran

La grille de la triode étant proche de la plaque, un certain effet de capacité existe entre elles. On voit que cette capacité (Cp, fig. 77) se trouve finalement en parallèle sur le circuit LC. Cette capacité « interne » est parfois assez forte pour empêcher le fonctionnement du tube pour des fréquences très élevées.

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On ajoute une grille supplémentaire (fig. 78). La première grille, nor­male, est appelée grille de commande. La deuxième, grille écran ou écran tout court. On y applique une tension positive. Cet écran intercalé entre grille de commande et plaque, les éloigne en quelque sorte et la capacité  interne nuisible diminue fortement. La résistance Re sert à appliquer sur l’écran, suivant le type de tube, une tension inférieure à celle de la plaque.

L’écran ne devant intervenir que par sa tension continue, le condensa­teur Cd sert à écouler à la masse toute trace de HF. C’est un condensateur de découplage.

Lampe pentode

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On ajoute maintenant un troisième grille (fig. 79), appelée grille sup-presseuse ou suppressor. Sans cette grille, il pourrait se produire que le choc des électrons sur la plaque fasse rebondire ceux-ci qui reviendraient en arrière attirés à nouveau par l’ecran.

La grille suppresseuse, reliée à la cathode, sert de séparation et évite ce phénomène.

Lampes multiples

On peut trouver dans la même ampoule de verre, différentes sections comme par exemple une double diode (fig. 80), une diode-triode (fig. 81),

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une double triode (fig. 82), une triode-pentode, une double pentode, etc., utilisant soit une cathode commune, soit deux cathodes séparées. Elles per­mettent une diminution notable de l’encombrement.

 

AMPLIFICATION BASSE FREQUENCE (BF)

On a vu le principe de l’accord et de l’amplificateur en HF. Le principe en BF reste le même ; seuls certains composants sont différents. En parti­culier les transfos, (à air en HF), auront un noyau de fer doux, la fréquence étant bien plus basse, le noyau est nécessaire pour avoir une valeur de self-induction suffisante. Les capacités de couplage et de découplage seront également plus importantes.

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On utilise souvent en amplification BF un montage « push-Pull » (fig. 84).

Principe : on utilise deux tubes identiques ou un tube double. Les grilles sont attaquées par un transformateur. Les tensions BF aux bornes du transfo rendent alternativement une grille positive et l’autre négative.

La haute tension plaque est appliquée au point milieu du primaire du transfo de sortie, Ts. On voit que dans cet enroulement, les courants continus des plaques sont en sens contraires, les inductions s’annulent donc dans le novau et le courant plaque est sans influence magnétique.

Lorsque la grille de A est positive, la grille de B est négative.  Donc lorsque le courant plaque augmente dans A il diminue dans B. L’instant d’après, il augmente dans B et diminue dans A. Les effets produits dans l’enroulement CD se complètent et les signaux se retrouvent aux bornes du secondaire. En effet (fig. 85) les flèches pleines représentent le sens du courant continu de plaque dans chaque moitié d’enroulement. Lorsque le courant dans CO augmente, il y a renforcement du courant dans le sens de la flèche en pointillé. Pendant ce temps, puisque la grille II est négative, il y a diminution du courant dans DO .

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C’est comme si on ajoutait un courant de sens contraire (sens de la 2ème flèche en pointillé). On voit alors que ces deux flèches en pointillé, exprimant le sens de l’alternance BF ont un effet concordant. A l’instant suivant, les polarités de grille ont changé, l’effet concordant subsiste mais dans l’autre sens et l’on retrouve bien dans le circuit de plaque les variations appliquées aux grilles, (fig. 86).

Ce montage peut également être utilisé en HF.

Le bobinage Ch est une « self de choc » (ou bobine d’arrêt).

Une self de choc est un bobinage avec une grand nombre de spires pour obtenir une inductance importante qui laissera passer le courant continu mais empêchera le passage des hautes fréquences.

 

FONCTION OSCILLATRICE

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Principe : on sait que les variations de la tension alternative appliquée sur la grille provoquent une variation importante de courant de même forme dans le circuit de plaque. Sur la figure 87, un couplage variable permet de rapprocher de Ll un petit bobinage L2. On part d’une position de L2 très éloignée et on diminue progressivement la distance. A partir d’une certaine valeur de couplage, L2 va réagir sur L1. Si le sens de l’enroulement de L2 est convenable (bobiné en sens inverse de Ll), la moindre petite  variation de courant dans L2 va provoquer une réaction sur Ll donc sur la grille, et pour un couplage déterminé, appelé « couplage critique », cette action va provoquer « l’entretien des oscillations ».

On se rappelle qu’un circuit oscillant, lorsque le condensateur se décharge dans la self, fournit des ondes amorties. Si l’on arrive à compenser les pertes qui diminuent l’amplitude (a-b), l’onde ne sera plus amortie, elle sera « entretenue » ; le phénomène se reproduira indéfiniment tant que le cou­plage entre L1 et L2 sera maintenu, (fig. 88).

Donc, pour avoir un oscillateur, il suffit de faire agir le courant plaque sur la grille au moyen d’un bobinage enroulé dans le sens convenable, et dès le couplage critique atteint, les oscillations prennent naissance sponta­nément.

Autres possibilités de montages oscillateurs

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Figure 89 : le circuit oscillant est placé dans le circuit de plaque. Figure 90 : on obtient le même effet en utilisant un couplage cathode-grille : les variations du courant plaque passent également dans le circuit de cathode et un couplage entre L2 et L1 provoque l’entretien des oscillations. Mais cette fois, le sens des enroulements doit être le même, on utilise alors une portion de L1 (fig. 91) pour remplacer L2 (oscillateur ECO).

On peut également faire la prise de cathode sur un pont de capacités C1 C2 (fig. 92) (oscillateur Clapp).

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Autre disposition : (fig. 93). Le couplage peut se faire au moyen dun condensateur variable. Le bobinage L2 est en couplage fixe avec L1 .Une self de choc alimente la plaque en HT et bloque le passage de la HF qui passe alors facilement à travers L2 et le condensateur de dosage C2.

73 F6KSS

 

 

source: L Sigrand 

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